Flash news
Journée internationale des personnes âgées
La journée internationale des personnes âgées a été célébrée à Manakara, Région Vatovavy Fitovinany, le 01 octobre 2012 dernier. Plusieurs activités ont été organisées pour célébrer cet événement : une manifestation sous forme de carnaval avec la participation des personnes âgées et des associations à Manakara ; une série de discours à l’Hôtel de ville de Manakara et une séance de consultation médicale gratuite. La cérémonie a été clôturée par un déjeuner à la grande salle du Lycée Sileny Paul Manakara. Plusieurs autorités ont honoré la cérémonie officielle, dont le Ministre de la Population et des Affaires sociales était le Chef de délégation. Ce sont les volontaires de la Croix-Rouge Malagasy qui se sont chargés des services de secours pendent la cérémonie.
Lutte contre la violence
La formation des volontaires de la Croix-Rouge Malagasy dans la Région Vatovavy Fitovinany et la Région Atsimo Atsinanana se déroulait du 01 au 06 octobre 2012 dernier. Cette formation concerne l’enrichissement d’expérience des volontaires sur la lutte contre la violence et la prise en charge des victimes de viol. Toutes les formations se déroulaient dans la grande salle de l’Hôtel La Vanille Manakara. La formation se divisait en 2 parties : les trois premiers jours étaient pour les volontaires et un représentant de personnel de la santé par district. Les trois derniers jours sont réservés pour les jeunes volontaires qui vont effectuer la sensibilisation auprès des « fokontany », dont deux représentants par district. Les formations étaient dirigées par Noro Perle Randriambololona chef de ce projet, un représentant du ministère de la Jeunesse et un volontaire spécialiste dans le domaine social.
Ce projet est très important pour la région parce qu’une coopération de protection des enfants « Réseau de protection des enfants » a été implantée, et cela peut apporter une grande amélioration pour la prise en charge des victimes de la violence.
La Croix-Rouge Malagasy a été financée par le Fond des Nations Unies pour la Population (FNUAP) dans la réalisation de ce projet de lutte contre la violence.

Le Coordonnateur Régional
VONJY Hajanirina
LA CRM VATOVAVY FITOVINANY
DECOUVREZ LA CRM VATOVAVY FITOVINANY
DIFFUSEURS RELAIS: RANDRIANOMENJANAHARY Patrick Bernardin
RAKOTOARIVONY Johnson Gabriel
VOLONTAIRE DE L'EQUIPE NATIONALE DE REPONSE AUX URGENCES:
RAMANANJANAHARY Lantonirina Yvon
LE COMITE REGIONAL
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LA GOUVERNANCE
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LES MEMBRES
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Présentation de la région
LA REGION VATOVAVY FITOVINANY EN QUELQUES LIGNES

Vatovavy-Fitovinany est une des 22 régions de Madagascar. Elle est située dans la province de Fianarantsoa, dans l'Est de l'île. Sa capitale est Manakara. La population de la région est estimée à environ 1 097 700 habitants, en 2004, sur une superficie de 19 605km²1.
La région est divisée en six districts :Ifanadiana , Ikongo, Manakara, Mananjary, Nosy Varika et Vohipeno
Ressources fragiles
Des mutations économiques mal négociées
Le territoire de la Région couvre une superficie de 20 500 km2 et regroupe 6 districts (Manakara, Nosy-Varika, Mananjary, Ifanadiana, Vohipeno, Ikongo) subdivisés en 142 communes. Cet espace est habité par différents groupes ethniques : les Antambahoaka et les Antemoro, groupes dominants, et les Antanala et les Betsimisaraka. Les chefferies jouent un rôle important dans l’organisation et le maintien des cohésions sociales. La Région est dotée de deux axes bitumés : la RN 12 (Irondro – Manakara – Vangaindrano) et la RN 25 (Fianarantsoa – Mananjary) qui structurent l’économie locale, de deux aéroports (Manakara où les vols ont été supprimés, et Manajary fonctionnel), et de deux ports de cabotage (Manakara, Mananjary). La voie ferrée fonctionnelle (FCE) relie Fianarantsoa et Manakara. Le Canal des Pangalanes (Mananjary – Toamasina) facilite les relations Nord Sud. La Région bénéficie d’une importante façade maritime.
La Région bénéficie d’un climat tropical humide et est structurée d’Est en Ouest en trois grands écosystèmes : (i) la zone de falaise (500à 1000 m) où prédominent les sols ferralitiques et caractérisée par de forts indices de pente ; (ii) la zone de collines (50à 500 m), entité déboisée par les cultures de tavy, secteur des productions fruitières et de rente, et (iii) la zone littorale, entrecoupée par de petites plaines alluviales. La pêche est pratiquée sur les côtes (langouste, camarons, crevettes, civelles,…). La zone littorale, en particulier le couloir Nosy Varika – Mananjary subit régulièrement des cyclones particulièrement puissants.
90% de la population vit de l’agriculture. Les politiques de développement ont par le passé cherché à valoriser le potentiel écologique de la zone, en privilégiant le développement des cultures de rente au détriment des cultures vivrières. La chute des cours des matières premières (en particulier du café) a fortement affecté les revenus des familles, puis la qualité des plantations (agriculture de cueillette).
Parallèlement les fortes densités démographiques dans ces milieux fragiles empêchent les familles d’agriculteurs de développer des alternatives de diversification de la production. La Région est aujourd’hui importatrice de riz. Les vallées alluviales et les bas fonds, où les terres sont souvent inondées, favorisent les concentrations humaines. Au sein de ces écosystèmes, les finages présentent aujourd’hui une apparence très morcelée, et les superficies maîtrisées par les ménages ne satisfont plus à leurs besoins. La longueur de la période de soudure est très critique dans certaines zones.
300 000 hectares sont mis en culture dans la région. Les principales spéculations sont le riz ( 65 000 Ha), le manioc ( 53 000 Ha), le café ( 56 000 Ha), la banane ( 16 000 Ha), la canne à sucre ( 9 500 Ha), l’ananas ( 1 500 Ha), le létchi et le girofle (respectivement 3 000 ha). L’élevage bovin extensif est faiblement développé (environ 50 000 têtes) ; cela reflète le niveau de pauvreté des ménages agricoles. Les cultures fruitières sont particulièrement affectées par l’étroitesse du marché et l’absence d’unités artisanales ou industrielles de transformation.
La zone de falaise et le district de Nosy Varika (Accès possible par le canal des Pangalanes) sont enclavés durant toute la saison des pluies (6 mois). Le niveau d’accès aux services sociaux des populations est faible.
Les déséquilibres de production, le tassement des exportations et des prix, la faiblesse du marché local, et l’enclavement ont contribué à faire de la Région l’une des plus vulnérables du pays.
Une organisation et une administration territoriale en recomposition
Jusqu’en 2004, l’administration territoriale dépendait pour de nombreux départements ministériels directement de Manakara. Ces directions avaient en charge un territoire très vaste qui s’étalait de Nosy Varika jusqu’à Vanagaindrano. La loi 2004- 001 a permis un redécoupage administratif du territoire administratif initial en deux Régions, mieux adapté aux réalités et aux besoins des citoyens. Cela a posé certaines difficultés dans le redéploiement des effectifs. Les obstacles liés à la mise en place des directions et à l’affectation des effectifs sont en voie de résorption.
La Région mise en place en 2004 dispose d’un statut mixte, d’administration de proximité et de Collectivité Territoriale chargée d’organiser et de coordonner le développement économique, culturel et social sur son territoire. À l’heure actuelle, l'exécutif régional est désigné, et s’appuie sur une instance délibérative : le conseil Régional. Le Chef de Région est le représentant de l'État et pour vocation de diriger l'ensemble des services de l'État présents dans sa Région. Des démembrements de la Région ont été installés au niveau district, et sont chargés à la fois de l'administration territoriale et du développement.
La plupart des administrations sont aujourd’hui représentées par des Directions (Agriculture, Education,…) ou des Services Régionaux.
Un semis d’intervenants qui se densifie
La Région a été soutenue pendant plusieurs années par des programmes visant à développer son potentiel caféier, s’étant malheureusement conclus par de faibles résultats. Ces programmes à vocation intégrée ont été relayés par différents programmes d’envergure nationale achevés ou en voie d’achèvement.
Les visages de la pauvreté
La Région Vatovavy Fitovinany dispose de potentiels certains (variétés des secteurs d’activité et des spéculations, sols de bonne qualité, bonne pluviométrie, ressources naturelles et minières). 3 pôles de développement ont ainsi été définis autour des opportunités et atouts pouvant être mis en valeur (production agricole, tourisme, mines, prolongation de la chaîne de valeur des produits agricoles). La vulnérabilité des populations est néanmoins très forte; elle se rattache à des contraintes structurelles : enclavement, risques cycloniques, dépendance des cours des produits de base, forte pression sur la terre,... qui influent sur la compétitivité d’un secteur agricole dont le développement est avant tout lié à la possibilité d’exporter ou de transformer les produits. L’indice de richesse des communautés est principalement lié à trois facteurs ; l’enclavement, la diversité des activités qui peuvent être menées par les ménages, et l’importance des densités d’occupation de l’espace liée à l’importance des phénomènes migratoires (immigration vers les zones à potentiels, émigration économique pour subvenir aux besoins des familles,...). Les conditions d’enclavement et d’isolement de certaines communautés, les dégâts récurrents des cyclones ont profondément affecté la qualité de vie des habitants: dégradation des infrastructures sociales (écoles, centre de santé, approvisionnement en eau potable,...), économique (réseau téléphonique, réseau d’irrigation, pistes,...), qui s’additionnent à des niveaux d’alphabétisation très faibles, et une dégradation rapide des ressources naturelles.
Un milieu ingrat
Les cyclones, les sècheresses, les épizooties, les attaques (rongeurs), les maladies phytosanitaires (maladie de panama), la dégradation des infrastructures de maîtrise de l’eau et les infrastructures de communication, la dépréciation des produits de rente, et la faiblesse des marchés locaux constituent un ensemble de facteurs qui contribuent fortement à la dégradation des revenus d’une population à plus de 85 % rurale, et dépendante de l’activité agricole. L’enclavement et l’état du réseau routier contraignent énormément l’évacuation des produits et l’approvisionnement des agriculteurs.
L’influence de ces divers facteurs conditionne les fortes inégalités observées dans la Région. Les pauvres sont principalement ceux qui ont un accès difficile aux ressources. L’acquisition de rizières est régie par des règles coutumières respectées. La maîtrise de l’eau est très imparfaite dans ces terroirs (inondations fréquentes). Les ressources forestières disparaissent progressivement, et obligent beaucoup de familles en situation précaire à reconstruire des habitats avec des moyens de fortune (Ravinala, liane) après le passage des cyclones.
Les déficits alimentaires et l’insuffisance de terres contraignent beaucoup de ménages à vendre de la main d’œuvre (agricole) pour se procurer des ressources monétaires. Les migrations temporaires vers le Moyen Ouest ou les zones minières sont très fréquentes.
De même pour parer aux problèmes urgents les ménages ont recours à l’usure, aux prêts ou au métayage. Ces recours grèvent fortement les capacités financières des ménages, surtout quand elles sont aléatoires (pêche), et contribuent à leur appauvrissement progressif. L’accès aux services financiers est très limité, tant par le nombre d’établissement que par les procédures imposées.
Les problèmes de malnutrition et de sous alimentation sont récurrents chez les familles les plus pauvres.
Les infrastructures publiques et économiques sont très largement insuffisantes (marchés, écoles, CSB). Cela est le résultat à la fois de la faiblesse des ressources financières des Communes et l’inégale répartition des investissements publics dans les zones rurales de la Région. L’accès aux centres de santé est un problème pour de nombreux ménages (éloignement, obligation de paiement) qui recourent à la médecine traditionnelle. L’accès à l’eau potable est très rare, et la prévalence des maladies diarrhéiques très forte.
Les parents sont largement impliqués dans la construction, la réhabilitation et l’entretien des écoles, leur équipement et le paiement d’une partie de la prestation des instituteurs. Ils sont pour cela organisés en FRAM. Les parents des villages les plus pauvres éprouvent d’énormes difficultés à prendre en charge les frais de scolarisation et à contribuer au fonctionnement de l’école; cela se traduit par un faible niveau de scolarisation des enfants et à un sous effectif d’instituteurs. Par ailleurs, beaucoup d’enfants ne sont pas inscrits aux registres d’Etat Civil, donc ne peuvent s’inscrire aux examens. Cela incite peu les parents à envoyer les enfants à l’école pour démarrer des cycles scolaires qu’ils ne pourront achever. Le taux d’analphabétisme des adultes est très élevé.
Les pauvres éprouvent des difficultés à accéder aux intrants, et aux conseils techniques. Ils ne disposent généralement pas de matériel agricole (hors des outils de base), n’innovent pas et n’utilisent pas d’intrants.
Les obligations sociales, en particulier les décès, les mariages, les fêtes coutumières, et les travaux communautaires (réhabilitation ou construction des Tranobe, tombeau collectif,…) grèvent régulièrement les ressources des ménages. Les chefferies (Ampanjaka – Tangalamena) garantissent la cohésion et la régulation sociale, bien que leur pouvoir s’affaiblisse. Cela se traduit par un système très hiérarchisé, et des règles contraignantes (Importance des nombres de jours fady). Les pauvres sont très dépendants de ces obligations sociales. Leurs revenus s’obtiennent au jour le jour par le biais de diverses activités; les devoirs sociaux constituent pour eux des manques à gagner lourds à assumer. Néanmoins, ces règles sociales imposent le principe d’entraide accessible également aux pauvres et permet de résoudre différentes contraintes (travail collectif sur la parcelle d’une famille pauvre qui n’a pas les moyens de payer de la main d’œuvre). Les organisations sociales et économiques sont très fragiles et ne constituent pas aujourd’hui une alternative pour les plus pauvres.
Les stratégies des pauvres
Le développement agricole de la Région est contraint par un certain nombre de facteurs : la position géographique (enclavement, absence de port en eau profonde, prééminence des événements cycloniques,…), les systèmes de production dépendent fortement du marché des produits de base et s’adaptent à cette réalité (faible productivité de la main d’œuvre sur les cultures de rente qui induit en particulier des coûts de transaction très élevés,…), les difficultés d’écouler les surplus de production sur un marché intérieur largement concurrentiel et rapidement saturé (fruits,…), et la fragilité de sa production vivrière structurellement déficitaire. De même, la fragilité des écosystèmes et les densités démographiques rendent difficile un recentrage de la production sur des réserves de terres insuffisantes et des sols fragiles. L’économie agricole est structurellement de marché; les ménages souffrent de la faiblesse de leurs revenus monétaires actuels pour subvenir à leurs besoins alimentaires.
La vulnérabilité rurale se rattache à trois facteurs importants ; la taille de l’exploitation (rapportée à la surface agricole du terroir villageois), l’importance des spéculations non vivrières au sein de l’exploitation, et l’enclavement.
Les stratégies des pauvres ciblent principalement des objectifs de sécurité alimentaire. La démarche pour y parvenir est principalement financière; soit en vendant de la main d’œuvre (salariat), soit par la migration, soit par l’endettement. Par exemple les pêcheurs s’endettent auprès de leurs « patrons » en cas de mauvais temps et les jours fady (mardi), parce qu’ils sont en situation d’avoir à gérer le lendemain. L’endettement est fréquent pour s’acquitter des obligations liées aux fêtes coutumières, aux obligations sociales et aux décès. Les adaptations de régime alimentaire (réduction de la consommation,…) constituent également des comportements courants.
Les aspirations des pauvres
Les principales aspirations des pauvres se rattachent:
au développement des capacités de production agricole : intensification des systèmes de production agricoles et d’élevage avec un accompagnement technique soutenu, une meilleure maîtrise de l’eau et une gestion rationnelle des ressources naturelles (lutte antiérosive, reboisement des bassins versants,…); à la diversification des activités; aux migrations vers d’autres pôles économiques et le salariat (agricole surtout), à l’éducation des enfants ; à l’amélioration des conditions sanitaires et l’accès à l’eau potable.
L’implantation d’unités de transformation fruitière constitue une opportunité importante pour les pauvres, qui généralement n’ont accès, dans le meilleur des cas, qu’à de petites parcelles aux rizières, mais disposent de petites plantations sur les tanety. Des quantités plus importantes de produits pourraient ainsi être vendues, à meilleur prix. Cette politique est néanmoins liée à la capacité de la Région à attirer des investisseurs. De même l’amélioration du réseau routier devrait avoir un impact sur le développement du réseau de collecte, sur les prix et les revenus des ménages agricoles.
Les objectifs de professionnalisation et de modernisation, sont extrêmement limités de par l’organisation traditionnelle, les modes de gestion des terres, et l’organisation collective de la production. L’absence d’organisations de producteurs constitue un obstacle non négligeable à la conduite d’objectifs de structuration des filières, dont le principal résultat serait de réduire certains risques commerciaux (instabilité des marchés, fluctuations des prix, surproduction, dégradation de la qualité,…).
Le développement des emplois non agricoles offre la triple opportunité d’élargir les marchés agricoles (moins de producteurs, plus de consommateurs), de contribuer à réduire la pression sur la terre, et indirectement de faciliter la capitalisation des exploitations agricoles. Des activités intermédiaires pourraient également être facilitées grâce à l’essor du tourisme (artisanat, apiculture, diversification agricole : maraîchage,…).


La région sud-ouest est l’une des zones les plus vulnérables de Madagascar. Elle est régulièrement victime de sécheresses, d’inondations, de cyclones ainsi que d’invasions acridiennes. Ces phénomènes ont entraîné une baisse de la production agricole de l’ordre de 70% sur les dix dernières années, ayant pour conséquence une malnutrition chronique chez la population. L’insuffisance de points d’eau potable et les problèmes d’assainissement aggravent la situation sanitaire déjà précaire.
